Sueur quand tu nous tiens – De Paris à Liège

On s’était donné rendez-vous face à l’église Notre-Dame à neuf heures trente dans le but d’aller festoyer avec les Français, leur fête nationale. Direction la Tour Eiffel pour la présentation des feux d’artifice. Dans un métro plus que bonder, nous devions rencontrer Valentin, le copain à Karin au métro Champs de mars pour nous rendre compte que la station était fermée. On décide alors de le rejoindre à Trocadéro, ce qui nous complique la vie, car il y a deux changements de lignes à faire. Peu importe, nous sommes motivées, l’ambiance est survoltée et nous sommes entassées comme jamais dans le wagon. La situation est bordélique et à la limite comique.

Chaque métro amène son lot de personnes. Je ne croyais pas qu’il était possible de rentrer une personne de plus qu’il en avait six qui rentrait. À un tel point, qu’il est devenu très difficile de respirer. Puis, on se rend compte que la station Trocadéro est fermée. On pousse et l’on débarque à Alma. On se résout à l’idée de ne pas rejoindre Valentin.

Les feux sont beaux, la tour Eiffel est illuminée en blanc. On est entouré de milliers de personnes dans une ambiance bonne enfant. Il y a des stands de nourritures partout et l’on nous offre de nous vendre l’alcool illégal, même vu quelqu’un vouloir nous vendre du champagne. Les feux durent trente minutes comme à Montréal. Au retour, on se dit qu’il vaut mieux marcher que de réessayer l’expérience de l’aller. Le tout prend une heure et demie. Je fais un tour de nuit de Paris. Il est une heure trente du matin lorsque je m’endors. Le réveil à quatre heures quarante-cinq du matin est brutal.

Je suis à Châtelet — Les Halles, à un métro de la Gare du Nord. Je dois prendre mon train pour la Belgique à six heures. Le site du transport en commun m’avise que mon RER part à cinq heures vingt-huit. Je me pointe à cinq heures et quart devant le métro pour me rendre compte qu’il n’ouvre qu’à cinq heures et quarante. Comment peut-on prendre le RER si le métro est fermé? Le stress monte d’un cran puisque le train passe finalement à cinq heures cinquante. Une station plus tard, je cours comme une déchainée. J’ai de la chance, car c’est dimanche matin et qu’il y a peu de gens dans le métro. Arrive tout en sueur à trois minutes du départ de train pour me faire remontrer par le monsieur qui m’avise qu’il faut être là minimum cinq minutes avant le départ. Juste comme ça, j’étais arrivée tôt au métro ce matin. Départ pour Liège, tout va bien. La madame à mes côtés m’énerve un peu puisqu’elle attend toujours que j’ai les yeux fermés pour m’aviser qu’elle veut sortir. Je reste patiente malgré mes trois heures de sommeil. Sur un court trajet de 2 heures, elle a dû me déranger par trois fois. On discute quand même pendant cinq minutes lorsqu’elle me demande ce que je vais faire en Belgique. Je réponds que je vais faire un stage à Liège. Je dois dire qu’on est arrêté devant une gare. Je ne porte pas vraiment attention. Elle me répond, mais vous allez faire un stage ici. Pardon? Oui, c’est ici Liège, regardez. Ah merde! J’ai tout juste le temps d’attraper mon sac à dos et de courir vers la sortie avant de me ramasser à Cologne en Allemagne. Sueur quand tu nous tiens.

Pour faire changement, il pleut à Liège (ironie). Je me trouvais très brillante d’avoir pris la peine d’avoir fait imprimer les directions. Première instruction : Allez vers le Nord-Ouest et prenez la rue Paradis, mais où se trouve le nord? C’est difficile de le trouver puisque le soleil se cache derrière les nuages. Je trouve la rue, mais je pars dans la mauvaise direction. Retour sur mes pas dans la grosse pluie avec mon sac à dos qui me semble de plus de plus lourd. Est-ce la fatigue puisque j’ai juste dormi trois heures, où est-ce mes 37 ans bien sonnés qui me donnent cette sensation? Pour la première fois de ma vie, je contemple l’idée de prendre un taxi. Je persévère et continue mon chemin. Google n’a pas toujours raison. Quelques détours, dont une côte, plus tard, je me retrouve devant la maison. Pas de réponse. Je commence à être découragée, pourtant mon futur colocataire m’avait bien dit qu’il serait à la maison. Sonne, sonne, finalement, une femme enceinte jusqu’au cou m’ouvre la porte, elle me dit à moitié endormie que personne du nom d’Henri n’habite à cette adresse. Elle me dit qu’elle est désolée, mais qu’elle s’est couchée très tard, et que je l’ai réveillé. Elle est accueillante quand même et me laisse rentrée à l’abri de la pluie. Elle m’offre le code de WIFI et je regarde mes courriels. Henri m’avait envoyé un courriel pour m’aviser qu’il s’était trompé que c’était le 50 et non le 5. Je m’excuse encore une fois auprès de la femme enceinte, et je repars sous la pluie pour trouver la maison en haut de la côte, encore une fois tout en sueur.

Les amis, vous saurez gré de savoir que je suis arrivée à bon port, malgré toutes mes péripéties. Que j’ai passé la journée à discuter avec mon nouveau colocataire dans ma nouvelle maison! D’ailleurs, tout est fait en hauteur, la cuisine et salle de bain se trouvent au sous-sol. J’ai une belle chambre au 2e étage à côté du salon et Henri se trouve au 3e étage.

Début de mon stage demain matin. J’ai bien hâte de rencontrer mes nouveaux collègues et de me remettre au boulot.

2 Comments

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  1. J’ai hâte que tu ailles en Inde;)

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