Différences culturelles

Vivre dans un autre pays nous fait remarquer les petites différences qui existent dans notre quotidien. On pars à l’étranger pour faire la connaissance d’une autre culture, de vivre des expériences différentes, mais à la première opportunité, nous voilà assis dans un Mac Donald ou un Starbucks. C’est vrai que c’est mal vu de dire qu’on aime les grandes corporations. Je n’ai pas honte de dire que lorsque ça fait des mois que je mange de la nourriture dont je n’ai aucune idée, je suis plus qu’heureuse de mettre les pieds dans un restaurant qui malgré sa malbouffe, va goûter exactement comme à la maison. Pourtant, au Québec, je ne suis pas une adepte de Mc Donald. Je passe devant plusieurs fois par jour en allant travailler. Est-ce que je m’arrête? Non. Ainsi va la vie, je crois que ces endroits nous procure un semblant de sentiment d’être à la maison.

  • En sortant de mon appart ce matin, j’ai croisé une madame en robe de chambre avec ses bigoudis. J’assume qu’elle était sortie déposer ses sacs de poubelles au coin de la rue. Par ici, le ramassage d’ordure ne se fait pas à un jour déterminé, mais plutôt par le dépôt dans de grands bacs au coin des rues.  Le gris pour les déchets, le jaune pour le plastique et carton et le bleu pour les bouteilles.
  • Lorsqu’on croise un ami dans la rue, la norme est de se serrer la main. Les gens ne s’embrassent pas comme dans certains pays d’Europe.
  • Ici, le code pour dire oui et non et à l’inverse de nous. Ainsi, lorsqu’on balance la tête de gauche à droite, c’est pour dire oui. Ça donne lieu à plusieurs confusions.
  • Lorsqu’on est invité chez quelqu’un pour souper, on amène un cadeau. Soit des fleurs ou une bouteille de vin.
  • Si vous aimez la pizza, vous serez heureux ici. Ils en vendent partout. Des charriots ambulants vendent des pointes. Il n’est pas rare de voir les gens déambuler les rues avec leur pointe de pizza dans les mains. Je suis très fière de moi, j’ai pu commander ma première pointe de pizza entièrement en bulgare. Le monsieur souriait parce qu’il était clair que j’étais étrangère, mais c’est tout un accomplissement de dire un premier dialogue aussi court soit-il.
  • Dans certains pays, arriver en retard est normale, ici, c’est plutôt normal de ne pas se pointer du tout au rendez-vous. Fiabilité en prend un coup.
  • On fume beaucoup la cigarette en Bulgarie. Le cancer du poumon, ils ne connaissent pas ici. La loi qui interdit de fumer dans les endroits publics vient d’être adoptée cette année seulement. Le gouvernement avait voulu le faire dans le passé, mais l’opposition de la population et même de membres du gouvernement était trop forte. Lorsque j’étais dans le bureau des étudiants internationaux, une des conseillères fumait avec la fenêtre ouverte, mais tout de même. C’est particulier de voir ça à l’université. Je passe la remarque à un collègue français que c’est incroyable de voir combien de personnes fument ici, et lui dire de dire : en effet, tout en s’allumant une clope! Vu la grande quantité de fumeurs, il n’est pas très agréable d’être sur les terrasses, car l’odeur de cigarette règne partout.
  • Il est interdit de boire de l’alcool dans l’espace public. S’il y a une loi qui n’est pas appliquée, c’est bien celle-ci. Tout le monde boit dehors sans soucis de contravention. La policière matricule 728 pourrait s’en donner à cœur joie ici.
  • C’est la première fois que je fréquente une université privée. Ce qui signifie que je suis tout étonnée de voir les filles arrivées à l’école habillées comme si elles sortaient en discothèque. On m’a expliqué que c’est des jeunes filles qui arrivent de la campagne et qui croient qu’on doit avoir l’air sophistiqué lorsqu’elles arrivent en ville. De plus, l’admission est moins exigeante puisque c’est une institution privée.
  • Lorsqu’on prend l’autobus ou le tramway, on peut embarquer à n’importe laquelle porte. Le chauffeur n’est là que pour conduire, pas pour contrôler. Vous pouvez acheter un billet d’autobus avec lui. Il faut poinçonner le billet dans les machines localisées un peu partout.
  • L’alphabet cyrillique a été inventé par des Bulgares. Le P signifie le R, le C = S et ainsi de suite. Puis, les lettres sont différentes si elle sont écrite à la main ou imprimer pour porter encore plus en confusion. Voici mon nom en Bulgare : Карол Лопез

Ceci reste des généralités, tout le monde est différent surtout en ce qui concerne la fiabilité des bulgares. Comme je vous l’ai mentionné dans un blogue précédent, ceci ne s’applique surtout pas à Yvo qui a toujours été d’une fiabilité à toute épreuve.

C’est mon dernier blogue avant mon départ pour l’Italie en fin de semaine. Sur un coup de tête, nous avons décidé, des amies de la maîtrise (Valérie, Marie-Claude et Mélodie) et moi de nous rejoindre à Bologne. Les vols coûtent pas cher en Europe, même si je croyais que j’allais à Bologne et qu’en réalité, je suis à 87km plus loin à Forli. Je fais confiance aux filles pour la location de voiture et l’itinéraire. Tout ce que je sais, c’est qu’on va faire le tour de Florence et que je vais manger beaucoup beaucoup de gelato!

Bonne semaine à tous,

Карол Лопез

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