Tomber en amour à l’étranger …

Il me semble que j’ai tendance à tomber plus facilement en amour à l’étranger. Dernièrement, je me posais la question, pourquoi ça m’arrivait la plupart du temps quand j’étais hors du Canada? Qu’est-ce qui faisait que ça devenait plus accessible hors de mon pays?

Mon premier long séjour à l’étranger était en Australie. Je suis vite tombée sous le charme du beau Canadien anglais avec qui j’habitais en colocation. Même si l’on était neuf personnes à partager l’appartement, j’en avais que d’yeux pour Brent! Bien sûr, nous habitions ensemble et nous avons voyagé pendant plusieurs mois. La proximité et le fait de passer autant de temps ensemble étaient propices aux sentiments amoureux. La mer et les paysages exotiques n’y étaient pas étrangers non plus. Dans ce cas-ci, le sentiment n’était pas partagé, mais l’amitié a duré plusieurs années. Quelques années plus tard, je suis tombée sous le charme d’un beau Polonais en Angleterre. Cette fois-ci, nous travaillions ensemble à l’île Guernesey. Je me rappelle la première fois que nous avons passé une journée complète ensemble. Nous avions pris le traversier pour aller à l’île Sark, un endroit paradisiaque où même les voitures sont interdites. Comment ne pas tomber amoureuse? J’ai toujours eu un faible pour les Européens de l’Est. Je ne peux pas l’expliquer, c’est comme ça. La relation a duré un an. J’avais un emploi temporaire, on a dû faire des compromis des deux côtés pour pouvoir continuer à se fréquenter. En bout de compte, je crois qu’on n’était pas prêt à sacrifier nos passions pour continuer notre relation. J’étais beaucoup plus nomade que lui et mon désir de bouger était plus fort que le sien. Il aimait bien sa petite routine à Manchester tandis que je n’avais qu’une hâte soit de repartir. Pour moi, habiter en Angleterre quoique j’ai beaucoup aimé n’était qu’un séjour temporaire de deux ans. Voici trois mois que j’habite à Sofia, et me voilà retombée sous le charme d’un beau Bulgare. Une première rencontre anodine au Kosovo où l’on a pu discuter pendant une trentaine de minutes. Une deuxième rencontre fortuite à Sofia et plusieurs par la suite. Malgré nos horaires chargés, nous nous voyons régulièrement. Ce n’était pas prévu du tout et cela m’a prise de court. Je vois le temps filer et je m’attache de plus en plus. Un côté de moi se dit, on n’a qu’une vie à vivre aussi bien continuer à filer le parfait amour. D’autre part, je me dis, je pars dans 5 semaines, c’est clair que les adieux seront difficiles. Beaucoup de questionnements. Quelles sont nos chances de vivre cette relation? Nous vivons dans deux pays et continents différents. Nous avons des projets dans l’immédiat très distinct. Après le fiasco avec Matthieu, un autre amour avec un français installé temporairement à Montréal, je ne suis pas prête à répéter l’expérience. Mes plans sont de terminer mes études. Il me reste un mois de stage à mon retour. Le reste, je verrais où la vie me mènera. J’ai décidé de profiter au maximum des cinq prochaines semaines ici. Je panserais mes plaies plus tard.

Je crois que lorsqu’on est à l’étranger, on a tendance à rencontrer beaucoup de gens qui partagent notre passion du voyage. Les backpackers comprennent que c’est plus important les endroits que l’on visite que n’importe quel produit matériel. Lorsqu’on voyage avec quelqu’un, c’est toujours une expérience inoubliable qu’elle soit positive ou négative. Imaginez vous partager le quotidien de quelqu’un pendant quelques semaines voire des mois, et ce, 24 heures sur 7 jours? Ça passe ou ça casse. C’est dans ces moments qu’on découvre le compromis. La plupart du temps, je rencontre des nomades comme moi. Je me sens bien quand je suis à l’étranger, parce que je suis MOI. Je n’ai aucune pression et je suis pleinement heureuse. Je n’ai pas l’impression d’être hors-norme comme lorsque je suis au Québec. Ça semble moins important d’avoir une maison, 1.2 enfant, deux voitures dans l’entrée et le chien. Ne vous méprenez pas, j’aime mon confort à la maison, mais j’aime aussi ma vie de nomade à l’étranger. La fuite, j’ai entendu souvent cette expression. Eh bien oui, je fuis comme la peste le modèle capitaliste nord-américain où posséder des biens matériels est la norme. Je réalise qu’à Montréal, je subis le stress de la société et que je vis à cent milles à l’heure. J’ai peu de temps pour moi ou pour m’arrêter et apprécier ce qui m’arrive. La routine du boulot et les études. De toujours remplir mon temps à la minute près, car de nos jours, ne rien faire est mal vu font de moi une personne stressée.

Depuis quelque temps, je reçois beaucoup d’attention de gars. Il semblerait que mon sens de l’humour est la principale raison de leur intérêt. J’ai le même sens de l’humour quand je suis au Québec, mais pourtant, je n’en ai pas autant ou peut-être, je ne m’en rends pas compte. Qui sait? D’un autre côté, on ne se cachera pas que les Québécois sont moins démonstratifs. J’aime les Européens pour leur côté charmeur et gentleman. Je me sens comme une femme en leur présence. Cela semble s’être perdu au Québec. Vous savez, je ne demande que ça de sortir avec un Québécois. C’est beaucoup moins compliqué côté logistique.

Bref, l’exotisme de l’endroit où l’on se trouve, l’aventure, le nomadisme, la beauté des paysages, le bien-être personnel est propice à tomber en amour plus promptement à l’étranger.

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