Les joies de la recherche d’emploi

Je suis à la recherche d’emploi depuis six mois. J’ai envoyé innombrable cv et les fameuses lettres de motivation. Je me demande vraiment si les employeurs lisent ces dites lettres qu’on perd souvent 2 heures à rédiger pour être sûr qu’elle concorde à l’offre d’emploi. J’ai eu quelques rendez-vous avec la conseillère d’emploi de mon université et je dois dire qu’elle réussit toujours à me motiver et me donner de bonnes pistes pour ma recherche d’emploi. Lorsqu’elle m’a suggéré d’aller dans mon centre local d’emploi, j’ai écouté ce qu’elle m’a dit, et ce, même si je pensais que la démarche serait inutile. Pour avoir déjà eu affaire avec eux dans le passé, cela n’avait pas été concluant. Ils sont plus formés pour des gens qui n’ont pas de diplôme et qui voudraient réintégrer le marché du travail. Je cherche l’adresse et elle se situe dans un endroit décalé ou l’autobus passe au 30 minutes. Entretemps, je décide d’aller m’inscrive pour une formation pour devenir travailleur autonome au métro Parc. Je suis au café en train de terminer des travaux lorsque je me lève la tête et je vois en face de moi, le centre local d’emploi. Je me dis parfait, j’irais là, c’est devant moi, je n’ai qu’à traverser la rue. Je m’y rends, j’attends patiemment en file, et j’explique que j’aimerais rencontrer un conseiller en emploi. Elle me demande mon code postal et me dit : désolée, mais vous devez aller dans votre centre local d’emploi. Ah bon? Celui-ci est plus pratique, car il est à côté du métro et que je vais me rendre là plus régulièrement. Désolée, mais c’est comme ça. Nous sommes ouverts de 8 h 30 à 16 h 30. Bon, il est 15 h 15, je décide d’aller à l’autre endroit puisque c’est l’heure de pointe, l’autobus a des chances de passer plus souvent. Je reprends le métro et le bus. J’attends seulement 16 minutes pour l’autobus. J’arrive là-bas à 16 h 10, j’attends encore en file. Je lui dis que je veux voir un conseiller en emploi, j’avais déjà rempli les documents qu’on m’avait remis à l’autre bureau. Là, on me répond : désolée, mais ça ferme à 15 h 30. Quoi? La madame à l’autre bureau n’aurait pas pu me le dire que ça fermait à 15 h 30? On ferme à 16 h 30, mais pour transmettre une demande, on ferme à 15 h 30. Donc, vous fermez à 15 h 30? Non, à 16 h 30. Je commence à perdre patience. Une autre employée le voit bien. Elle me dit de revenir le lendemain matin. D’accord, je n’ai pas vraiment le choix. Je reviens le matin, je refais la file, la madame me dit, vous êtes la prochaine, d’accord. Ce qu’elle ne dit pas, c’est qu’il y a juste une personne au comptoir, donc, ça prend 30 minutes d’attentes. Bon, ce n’est pas plus grave. J’attends, il y a un changement de personnel, la place se libère, c’est maintenant mon tour. Euh non, le monsieur après moi décide que lui va passer avant moi. Effronté. Je suis énervée, je lui lance un mauvais regard lorsqu’il passe devant moi. Je me dis que ça ne vaut pas la peine d’en faire un plat et je me tais.  Je passe enfin, elle prend les informations, les rentre dans l’ordinateur. Elle me donne un petit papier et elle me dit : un agent vous rappellera dans les trois jours sinon téléphonez à ce numéro et composez le 5. D’accord. Le lendemain matin, je reçois un appel sur ma boite vocale. Un monsieur qui parle tout croche que je me demande s’il a même finit son secondaire et là, il ne laisse aucun numéro de rappel. Bon, parfait. Ce matin, je reçois un autre appel, une madame cette fois-ci. Elle semble mieux communiquer, c’est déjà ça. Elle me pose des questions ridicules. Je lui expose ma situation. Elle s’en balance. Tout ce qu’elle veut c’est remplir les cases manquantes du formulaire. Ensuite, elle me donne deux numéros de téléphone d’organismes qui vont m’aider dans ma recherche d’emploi. Je lui dis : qu’est-ce qui arrive si ces deux organismes ne peuvent m’aider? Impossible, ce sont d’excellents organismes. Bon OK. J’appelle le premier et je laisse un message. Je réussis à parler à une gentille madame pour le 2e organisme. Elle m’explique qu’ils offrent une formation de trois semaines de comment rédiger un cv, une lettre de motivation, des ateliers de pratiques d’entrevues, etc.. Je lui explique ma situation et elle est compréhensive. Elle me dit, oui, c’est vrai que ce n’est pas vraiment ce que tu as besoin, mais plutôt d’un bilan de compétence avec un conseiller en emploi. Bon enfin quelqu’un qui me comprend. Mais, parce que bien sûr, il y a un MAIS, pour ça, tu dois absolument voir un agent d’aide au centre local d’emploi. Donc, je dois repasser par eux? Oui, mais la madame que j’ai parlée ce matin, elle s’en balançait de ma situation, elle voulait juste remplir son formulaire et dire qu’elle avait accompli son boulot. Oui, je sais, ils sont expéditifs parce qu’ils ont beaucoup de demandes. Je rappelle donc le numéro, je compose le 5. J’attends 20 minutes en ligne. J’arrive, enfin à parler à une madame à qui je dois réexpliquer ma situation pendant un autre 20 minutes. On arrive finalement à un accord que je dois rencontre un conseiller d’aide. Elle me dit : il faut donc, vous présenter en personne. QUOI? J’ai perdu mon temps à discuter avec vous quand en fait, je dois retourner en personne et réexpliquer pour la 3e fois ma problématique? Vous n’avez pas perdu votre temps, je vous dis que c’est d’accord pour rencontrer un agent d’aide. Oui, mais vous ne me donner pas de rendez-vous. Quand, je vais me présenter à nouveau au centre local d’emploi, je vais devoir réexpliquer la situation, elle ne va pas juste dire OK, voici un rendez-vous!!! Je raccroche, exaspérée par la bureaucratie du Québec. Par la suite, je reçois un appel de l’autre organisme qui me propose la même chose que la première soit une recherche d’emploi intensive de 3 semaines. Je lui explique la situation et il me dit : en effet, ce n’est pas vraiment ce dont vous avez besoin, mais c’est le seul service que nous offrons. Ne vous découragez pas, il existe un emploi pour vous, j’en suis sûre. Bonne journée! Quelle perte de mon temps. Plus de deux heures et le moral encore plus à terre que lorsque je me suis levée ce matin. Il est presque deux heures de l’après-midi, je n’ai même pas ouvert mon essai et là, je n’ai plus du tout envie. J’abandonne ma recherche d’emploi, c’est en train de me rendre folle et surtout déprimée et agressive. Demain, j’ai une entrevue pour un emploi alimentaire comme réceptionniste d’hôtel. Voilà, c’est tout. J’en peux plus, je prends une pause sinon, c’est ma santé qui va en prendre un coup. Parfois, je me demande pourquoi, j’ai tant voulu aller à l’université quand, je gagnais vraiment bien ma vie avant mes études. Et surtout, pourquoi, je m’obstine à rester au Québec quand clairement, ça ne fonctionne pas ici.

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