Billet sur l’Amérique du Sud – 2007

Ma meilleure amie m’a demandé récemment : « qu’est-ce qui faisait que dans la trentaine, j’avais encore envie d’être loin de chez moi à voyager comme ça? » Il faut se l’avouer, mes amis sont tous casés : maison, 1.5 enfant (moyenne nationale), chien et les deux voitures dans l’entrée du garage. Pour ma part, à 32 ans, il n’y a rien comme un voyage à l’étranger pour me sentir revivre. Et la destination importe peu, ce qui compte c’est plutôt le goût de l’aventure; de savoir que chaque jour est différent et qu’on est maître de son destin.   Il faut dire que j’ai atteint le plateau de 40 pays visités sur ce dernier périple. J’ai l’habitude de me retrouver dans une nouvelle destination, peu importe laquelle, égarée ou non. Ca fait longtemps que j’ai perdu la peur de me retrouver en territoire inconnu, c’est plutôt la routine qui s’installe : soit de choisir une « pension » de trouver un resto pas trop cher pour manger, le petit train-train quotidien, mais à l’étranger, ces petites choses que chez nous sont innées à la maison sont tout à fait nouvelle à l’étranger.

Je crois que la différence avec la trentaine c’est plutôt dans notre zone de confort qu’elle se situe : incroyable l’importance que peut avoir un lit, ou simplement un oreiller, je n’avais certainement jamais porté attention à cela avant, mais qui maintenant m’est tout à fait primordial! Une des questions que j’ai souvent posée en Amérique du Sud, avez-vous de l’eau chaude? Ce qui peut sembler peu orthodoxe, mais malgré la croyance populaire, il fait froid en Amérique du Sud l’hiver. L’altitude à un impact majeur sur la température. Et comme mon copain Maxime s’en est rendu compte, après s’être savonné au complet, il n’y a pas eu d’autre choix que de tempêter contre son mauvais sort et finir sa douche à l’eau froide! J’ai passé presque tout l’été au froid, avec mon manteau, ma tuque et mes millions de couvertes. En plus des heures interminables dans les autobus en ruines (en Bolivie surtout), sans manger ou boire (la peur de vouloir aller aux toilettes, car il n’en avait pas dans l’autobus), les nuits sans sommeil.

Parce que c’est la question que Sophie me posait, pourquoi aimer souffrir lorsqu’on peut avoir son confort au Québec? Pourquoi, se mettre dans un tel environnement? Parce que contrairement à la plupart des gens, les aventuriers comme moi adorent la pression et la nouveauté, c’est souvent les moments désastreux qu’on se rappelle le plus, lorsqu’après des heures en n’en plus finir le bus s’arrête enfin pour une pause, non parce qu’on méritait bien une petite pause toilette, mais parce que l’autobus est en panne… résultat? Une petite demi-heure pour aller à la toilette turque sans porte ni rideau, les femmes qui me regardent parce que contrairement au reste de la gent féminine, je ne porte pas de jupe longue pour me couvrir.

D’ailleurs, c’est une des raisons pour laquelle, j’ai décidé de faire le saut au Paraguay, car justement c’était un territoire inconnu dont peu de voyageurs découvre, j’ai apprécié le fait qu’il n’avait pas d’auberge de jeunesse, ni de bureau de tourisme, j’étais donc la seule à déambuler les rues à la recherche d’un lit, et sans guide pour m’aider. J’ai finalement trouvé avec l’aide de la population locale. Une gentillesse incroyable, ils ne comprenaient pas pourquoi une jeune fille comme moi voyageait seule pour le plaisir, car dans leur culture, c’est quelque chose qui n’existe pas. Parce que plus c’est facile, plus ça devient ennuyant.

J’ai l’impression d’avoir vécu tellement d’expériences inoubliables cet été en Amérique du Sud que j’espère pouvoir les partager avec vous cet automne. J’ai parcouru six pays en 3 ½ mois, en passant de la Jungle amazonienne aux cordillères des Andes. J’ai également rencontré des gens exceptionnels pendant mon parcours à sac à dos, j’espère que j’aurais la chance, un jour, de les revoir.

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One Comment

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  1. Ethel Herrera 15 juin 2014 — 08:38

    Muy interesante Carol, la felicito por tener esa valentia de viajar por paises desconocidos y tener esa experiencias tan bonitas.

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